Le Village et ses alentours
L'église paroissiale de Saint-Genest
: "Sur une éminence arrondie, près de l'il,
s'élevait jadis l'église ou se faisait le service paroissial,
l'église actuelle étant réservée aux offices
du monastères.
Seuls des restes de tuiles sont visibles sur le terrain. Pourtant, les
rares fouilles ont mis à jour des sarcophages de pierre et des
ossements qui témoignent de l'existence de sépultures,
très anciennes. Cet édifice cède sa fonction d'église
paroissiale à l'église du monastère en 1329".
Chapelle et hôpital Saint-Antoine
: "Colombier possédait une autre chapelle. De construction
très modeste, on ne la remarquait guère.
Elle était située au bas du bourg, à gauche de
la route qui conduit à Commentry. Tout près, on pouvait
voir quelques éléments d'une croix de carrefour. Elle
constituait les seuls restes d'un hôpital fondé en 1502
par Antoine de Saint-Aubin, alors prieur à Colombier. L'acte
fondateur traduit du latin et rapporté dans le manuscrit de l'abbé
François Bajaud indique les rentes attribués à
cet hôtel-Dieu afin d'assurer la subsistance de ceux qui viendraient
y chercher du secours.
Antoine Trésorier, donateur des croix du haut du bourg et de
l'église en fut l'un des premiers aumôniers et gouverneurs.
Après avoir servi de refuge pendant trois siècles, et
même pendant quelques temps de maison d'école pour les
jeunes filles, ces bâtiments sont vendus comme biens nationaux
et deviennent des maisons particulières. Les restes des constructions
sont déblayés dans les années 1980".
Les écoles : Aujourd'hui sans école,
Colombier connut une époque prospère pour l'éducation
de ses enfants.
"En 1702, en exécution du testament de Me Gilbert Charrières,
bourgeois de Paris, une rente destinée à la fondation
et à l'entretien de quatre petites écoles est attribuée
au diocèse de Bourges. Monseigneur Léon de Gesvres propose
les paroisses de Sait-Benoît-du-Saut, Eschassières, Lethet
et Colombier. Le 17 mars 1706, l'acte du règlement imposé
par le fondateur est ratifié. Le 22 mars 1706, le roi Louis XIV,
par lettre de Versailles approuve la fondation des quatre écoles.
En 1790, l'école disparaît avec les rentes qui la font
vivre. On ne sait pas où elle était située.
Vers 1800, cette uvre est reprise par Mlle Thérèse
Aubergier qui fait la classe dans une maison très ancienne, située
à gauche de la route de Commentry. Puis Jacques Vivier, sacristain,
prend le relais, soit dans sa maison de bourg, soit à La font,
chez Mlle Pétronille Aupetit-Durand.
En 1850, cette dernière ouvre une école de filles dirigée
par les surs du Puy, dans une autre maison de La Font. En 1893,
avec seulement soixante francs de rente, cette uvre cède
la place à l'école municipale, gratuite et obligatoire.
En 1869, une première école communale est construite au
bas du bourg, à gauche de la route de Commentry.
En 1892, l'école et la mairie sont construites en haut du bourg.
Durant quelques années, on y instruit les garçons, l'école
du bas étant réservée aux filles jusqu'à
sa fermeture en 1918.
En 1992, l'école ferme par manque d'élèves. Quelques
années plus tard, on y installe la mairie dont le bâtiment
initial est transformé en deux logements".
La voie de chemin de fer : "La voie
de chemin de fer de Bordeaux à Lyon et de Montluçon à
Clermont-Ferrand traverse le nord-est de Colombier. Venant de Commentry,
elle atteint Pars par la côte de Signevarine.
Elle passe sous le pont de Pars, sur lequel traverse le chemin qui reliait
jadis Colombier à la voie romaine près de Malicorne.
Le 22 juin 1864, l'expropriation de trente-huit terrains sur la commune
marque le début de la construction d'une voie unique. En 1913,
une deuxième voie est construite.
Le hameau de "La Coudre" : "Situé
à quatre km au sud du bourg, à 500 mètres d'altitude,
la Coudre fait limite avec la commune de La Celle. On y a découvert
des haches de silex, ce qui laisse penser l'existence d'une vie organisée
en ces lieux à l'âge de pierre.
Il est possible que vers le XII ou XIIIe siècle, fut construite
une léproserie. Plus tard, La Coudre appartient aux Celestins
de Vichy qui tirent d'importants revenus des nombreuses propriétés
des environs".
Le hameau de "Pars" ou "Parre"
: "Le plus important hameau de Colombier, situé autrefois
en Bourbonnais doit son nom au séjour de saint Patrocle. Des
recherches effectuées par Raymond Renon ont conduit à
la découverte d'un pays nommé Saint-Parre-aux-Tertres
(Aube) où l'on honore, le 21 janvier la mort glorieuse d'un saint
Patrocle qui vivait au IIIe siècle".
Le hameau de "Merlon" : Situé
aux confins des communes de Commentry, La Celle et Colombier, merlon
domine la vallée de la rivière la Chaux.
En 1950, une découverte a intrigué les chercheurs locaux.
En labourant son champ, M. Rivière met à jour des galeries.
Le plan en est relevé par les éclaireurs de France de
Commentry, soit un ensemble de 50 mètres de galeries circulaires
de 1,30 m de haut et de 0,75 m de large; une chambre de 2,50 m sur 1,50
m et l'emplacement d'une porte à l'endroit le plus étroit.
Les hypothèses sont encore à venir, même si certains
estiment qu'il pourrait s'agir de caches contemporaines des grandes
invasions (Ve-VIe siècle ou VIIIe - IXe siècle).
Extraits de l'ouvrage de René
Gidel, "Colombier en Bourbonnais vous accueille".
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